Lancements réussis de MTG-S1 et METOP-SG-A1 : double succès pour la communauté météorologique européenne cet été !
Metop-SG A1, premier satellite du programme Metop Seconde Génération (EPS-SG), a été lancé avec succès dans la nuit du 12 au 13 août depuis le Port spatial de l’Europe en Guyane française. Ce succès intervient un mois après le lancement réussi du satellite MTG-S1 (programme MTG), le 1er juillet dernier. Focus sur ces deux satellites prochainement exploités par EUMETSAT.
Metop-SG A1 a décollé sur le troisième vol du lanceur européen Ariane 62 (version à deux boosters), emportant à son bord des instruments destinés notamment à la prévision météorologique et au suivi du climat.
IASI-NG en est l’instrument phare : développé par le CNES, il fournira des informations sur la température, l’humidité, ainsi que plus de 25 composants atmosphériques avec une précision accrue par rapport à son prédécesseur IASI. Son apport pour la prévision est marqué pour les 24 premières heures et se prolonge sur certains paramètres jusqu’à 4 jours d’échéance.
Metop-SG A1 est aussi équipé de quatre autres instruments : METimage (imageur optique et infrarouge), MWS (sondeur micro-onde), RO (sondeur radio occultation), ainsi que le nouvel instrument 3MI (imageur multi-polarisation, multi-canaux, multi-vision) créé pour améliorer la surveillance des aérosols et les propriétés des nuages.
Metop-SG A1 embarque également la mission Copernicus Sentinel-5, dont le sondeur est dédié aux mesures précises de la composition atmosphérique et des aérosols. Il contribuera à la prévision de la qualité de l’air et au suivi du climat.
2025 se confirme donc comme une année faste pour EUMETSAT et ses États membres, puisque le 1er juillet dernier, c’est le satellite MTG-S1 qui avait décollé à bord du lanceur américain Falcon 9 de SpaceX.
MTG-S1 constitue une révolution : pour la première fois, l’Europe dispose d’un satellite sondeur sur une orbite géostationnaire.
Le sondeur infrarouge (IRS) à son bord fournira des profils de température et d’humidité toutes les 30 minutes sur l’Europe, avec une résolution spatiale horizontale de 4 km sous la verticale du satellite. Il s’agit d’une avancée majeure : en comparaison, les données des satellites polaires ne sont disponibles que toutes les 12 heures. Les observations de l’instrument IRS seront particulièrement utiles pour la détection précoce de la formation des orages, l’identification des zones instables avant même la formation des premiers nuages orageux et l’amélioration de la qualité des prévisions météorologiques.
MTG-S1 embarque également la mission Copernicus Sentinel-4 qui fournira des données à haute résolution sur les polluants atmosphériques majeurs, tels que le dioxyde d’azote, l’ozone, le dioxyde de soufre ainsi que les aérosols. Ces informations contribueront à la prévision de la qualité de l’air et appuiera les politiques publiques en matière d’environnement et de santé.
La phase de mise en service de MTG-S1 (MeteoSat-13) a débuté le 21 juillet dernier et se poursuivra jusqu’à début septembre. Il ne devrait pas être opérationnel avant un an.
Un futur MTG-I2, dont le lancement est prévu courant 2026, viendra compléter le système MTG (configuration à trois satellites) aux côtés de ce Meteosat-13 et du satellite MTG-I1, lancé en 2022.


